Le B.O. du 19 juin 2008 précise : « l’autonomie et l’initiative personnelle, conditions de la réussite scolaire, sont progressivement mises en oeuvre dans tous les domaines d’activité et permettent à chaque élève de gagner en assurance et en efficacité. » C’est ce qu’autorise la mise en place d’une plage horaire quotidienne appelée « Zone Bleue » pendant laquelle l’élève, guidé par une feuille de route ou plan de travail, s’exercera en français et en mathématiques sur des notions « connues » (avant leçon pour les plus forts et sous forme de consolidation ou entraînement pour les autres). La clé de réussite de cette organisation repose d’abord sur l’autoévaluation, rendue lisible grâce à une fiche de suivi individuelle, puis sur la différenciation pédagogique (voir article dans la partie "pédagogie") réalisée au bénéfice des apprenants. Celle-ci s’exerce autour :
- des modalités de travail (avec ou sans aide),
- du niveau d’exigence des contenus (adapté au niveau de chaque élève),
- du respect des rythmes d’apprentissage de chacun (un travail engagé peut se poursuivre d’une séance sur l’autre, afin d’éviter le « zapping » pédagogique).
D’autre part, si « les élèves en difficulté doivent pouvoir bénéficier d’une aide personnalisée et différenciée dès que les premières difficultés apparaissent », il n’est pas inintéressant d’actionner cette aide au moment où elle est le plus indispensable, c’est-à-dire de façon non différée et ciblée sur une difficulté précise, ainsi que le permet l’organisation du travail autonome en Zone Bleue, héritée de la Pédagogie de Maîtrise.
Enfin, respectant l’idée que « pour chaque niveau, les connaissances et compétences acquises dans la classe antérieure sont à consolider», le plan de travail, tel que conçu ici, se place dans la logique d’un enseignement qui s’aligne sur la politique des cycles visant à « prendre en compte la diversité des rythmes d’apprentissage afin de permettre le développement des capacités de chaque élève ». À ce titre, on trouvera dans les plans de travail plusieurs exercices portant sur une même notion, mais avec des niveaux de difficulté différents ou des compétences à construire par paliers pour les plus fragiles d’entre les élèves.